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« Vivre et mourir à la guerre » 09/10/2014

Les Éditions Un Bout de chemin publient la correspondance d'Auguste Haas, alsacien exilé, engagé dans l'armée française au début de la Grande Guerre.


Né en 1876, alsacien d'origine et donc de nationalité allemande, Auguste Haas demande à devenir français en 1902. Il vit en Palestine lorsque la première guerre mondiale éclate. Contre toute attente, alors qu'il aurait vraisemblablement pu se tenir à l'écart du conflit et des affrontements, il décide de s'engager et de rejoindre les rangs de l'armée française. Comme lui, ils sont vingt mille alsaciens, soit une infime minorité, à faire ce choix. Il est nommé caporal au 405e RI. Au front, il écrit régulièrement à son épouse, Marie Virginie, mère de ses deux enfants.

Par chance, cette correspondance a été préservée, en partie du moins, et conservée dans le grenier de la maison familiale, à Strasbourg. Ainsi, ce sont près de cent-quarante lettres et cartes postales qui sont arrivées entre les mains de Philippe Iscard, arrière-petit-fils par alliance d'Auguste Haas. Passionné d'histoire, fasciné par ces documents, il décide de prendre le temps de les déchiffrer, de les retranscrire et enfin de les publier. De nombreuses recherches, effectuées en parallèle, l'aident à affiner son travail et à en apprendre davantage sur la famille, la vie et le parcours de cet homme. En résulte un témoignage poignant, Vivre et mourir à la guerre. Au fil des textes, on ressent l'horreur de la vie dans les tranchés, des bombardements, la difficulté pour un alsacien de s'intégrer parmi des soldats français qui doutent de son engagement et de son patriotisme. On suit aussi l'évolution d'un homme, d'abord optimiste puis résigné, convaincu de l'issue funeste que lui réserve le combat. Il meurt sur le champs de bataille en septembre 1915, non sans avoir fait des adieux anticipés à sa femme, quelques jours auparavant...


« Vivre et mourir à la guerre » (Éditions Un Bout de chemin, 2014), de Philippe Iscard, disponible dès à présent en librairies !