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Portrait_Maimouna_Guerresi

The mystic black body 07/04/2013

Le 11 avril, la galerie Stimultania accueillera une nouvelle expo-photo qui met en avant le pouvoir d'attraction des cultures les unes sur les autres.


Maïmouna Guerresi est photographe, sculpteur, auteur de vidéos et d'installations. D'origine italienne, elle se rend vite compte qu'elle a besoin d'air, de voyager et surtout de dépasser cette notion de « frontière » qu'elle ne comprend pas. De ce fait, elle partage son temps et son travail entre Vérone et Dakar. En 1991, installée au Sénégal, Maïmouna se convertit à l’Islam et change de nom. 


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Son travail est mondialement reconnu. Ainsi, elle est invitée à participer au pavillon italien lors de la Biennale de Venise (1982 et 1986) ainsi qu’à la Documenta K18 (1987). En 2009, elle participe à la Biennale Africaine de la Photographie au Musée National de Bamako au Mali.  En 2012, elle expose au Musée National de Lagos, au Nigeria, au Goethe Institut pour la dixième Biennale de Dakar au Sénégal, à Milan, Turin et à Paris Photo. En 2013, Maïmouna participe à la conférence “Black Portraiture[s] : The Black Body in the West”, organisée par les Universités de Harvard et de New York au Musée du Quai Branly à Paris. Elle expose au festival de photographie “Fragility“ au Bangladesh, à New Delhi et à Bombay.


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Inspirée par de multiples cultures, elle s'intéresse autant aux symboles afro-asiatiques qu'à l'iconographie occidentale. Profondément interpellée par les rapports entre la femme et les sociétés, elle explore la place de cette dernière dans les sociétés où elle tend à être marginalisée. Maïmouna essaye de montrer qu'il existe un « archétype » féminin. 


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L'univers de Maïmouna est atypique, profondément personnel car nourri d'une mythologie qui lui est propre. Son travail est touché par l'expérience personnelle et les contextes culturels qui font référence à des mythes universels tels que le royaume sacré ou la condition féminine. Tous les mythes qui irriguent son œuvre sont considérés comme des expressions vitales du corps humain. Le corps est très justement au centre des photos de Maïmouna, intéressée par le body art. Pourtant, chez elle, le corps est essentiellement spirituel et mystique. 


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Grâce à des photographies et des vidéos à la mise en scène austère où des femmes voilées posent, la photographe travaille la provocation et tente de bousculer son public. En même temps, les représentations de la femme sont pleines de délicatesse, ce que vient prouver le séquençage fluide, les vêtements blancs symboles de pureté ou encore la femme totémique enveloppée dans son tchador ou la madone chrétienne stoïque. Elle sont là, secrètes et statiques à l'intérieur de leur propre tradition et isolées à partir de et par le monde contemporain.

Tout concourt à la portée symbolique de ces photographies aussi majestueuses que la sculpture.


Maïmouna Guerresi vient de remporter le prix « Arte al Sostantivo Femminile », à la National Gallery of Modern and Contemporary Art de Rome.

Où et quand ?
Galerie Stimultania
33, rue Kageneck
Vernissage le 11 avril à 18h
Du mercredi au dimanche de 14h à 18h30
Du 11 avril au 16 juin

Renseignements
03.88.23.63.11
http://www.stimultania.org/strasbourg/

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