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Écrire l'intensité de l'art 03/03/2013

Samedi prochain, aura lieu une journée d'études sur la question épineuse de l'intensité dans l'art. Cette notion, de plus en plus convoquée dans l'art, mérite que l'on s'y arrête.


En effet, de par sa définition même, « l'intensité » apparaît comme un sentiment ou une manifestation «non susceptible de mesure directe» (TLF). Ayant compris que l’intensité ne pourra jamais être saisie de façon frontale, les philosophes, artistes et chercheurs interrogent alors la notion par des voies détournées.

Dès lors, conjointement, Claire Gheerardyn (de l'institut de littérature comparée) et Mickael Labbé (du département de philosophie) organisent cette journée d'études autour de la question de l'expérience du spectateur face à l’œuvre d'art, telle que la littérature l'envisage et ce, à partir de cette terrible intensité.

Cette journée mettra donc au centre de son questionnement le rapport entre le spectateur et l’œuvre, l’œuvre qui ne sera pas exclusivement littérature dans la mesure où il y aura également des interventions sur les arts visuels, la musique, la peinture, le cinéma, la danse et l'architecture.

Interroger cette relation particulière du spectateur à l’œuvre, c'est confronter celui-ci à une expérience nouvelle, de déchirure qui frappe (Giacometti parle à cet égard de « coup de poing ») et qui crée dès lors une relation exclusive entre le sujet et l'objet qui place le sujet hors du monde. On peut dire que le spectateur éprouve alors l’œuvre.

Face à cette expérience énigmatique, le questionnement aura pour point de départ une hypothèse tentant d'expliquer ou tout du moins de concevoir que « c'est la littérature qui constitue l'espace propre à évoquer une telle expérience de l'intensité ». La littérature essaie alors de nous rendre compte de cette expérience par  la création et l'utilisation d'images et de figures. Ce langage permet alors de saisir cette toute puissance de l’œuvre d'art qui transforme cette expérience dans un premier temps esthétique, en une expérience totale.

Cette journée d'études permettra ainsi de mettre en question cette notion d'intensité de l’art dans la littérature, d'essayer d'en poser les jalons pour en exprimer la pertinence et les limites.


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Programme de la journée

8h30 : Accueil des participants - Définir l’intensité : théorie, terminologie et corpus
8h50 : Claire Gheerardyn (Université de Strasbourg)  -Introduction : circonscrire un terrain d’investigation
9h15 : Mickaël Labbé (Université de Strasbourg) - Introduction : des pistes pour un concept
09h40 : Paul Bernard-Nouraud, (EHESS, Théorie de l’Art et du Langage)  - « Ecrire pour répliquer à l’intensité de l’art, Esquisse d’une théorie de l’intensité en peinture »
10h10 : François Dingremont (École Pratique des Hautes Etudes) - « La charis : manière grecque de dire l’intensité de l’art et de l’existence »
10h40 : Discussion et pause

Solliciter le corps du spectateur 1
11h00 : Cyril Barde (ENS de Lyon) - « « L’ineffable empire des yeux qui vont mourir», L’art de l’extase et de l’agonie chez Jean Lorrain »
11h30 : Aurore Clavier (Paris 3)  - « 'Eyes that can dilate, hair that can rise': physiologie de la réception dans l'œuvre de Marianne Moore »
12h00 : Discussion
12h20-13h30 : Déjeuner

Solliciter le corps du spectateur 2
13h30 : Irina Anelok (Paris 10)  - « Amour / douleur : le rapport difficile à la toile de Hantaï Ecriture Rose dans sans lasso et sans flash de Dominique Fourcade »
14h00 Valérie Alias (Paris 7)  - « Michaux devant les tableaux : intensité d'une ‘‘vie gestuelle’’ »
14h30 Discussion et pause

Destructions
15h00 : Thomas Augais (ENS de Lyon, Lyon 2)  - « ‘‘La Force qu’il y a dans une tête’’: Giacometti, Genet, Dupin »
15h30 : Katherine Shingler (Université de Nottingham) - « La Fin du monde filmée par Blaise Cendrars »
16h00 : Discussion et pause

Comment le dire ?

16h30 : Satenik Bagdasarova (Paris 8)  - « La poétique de l’art chez Claude Esteban »
17h00 : Asako Muraishi (Université de Strasbourg)  - « La puissance picturale et l’intensité indicible – les tableaux de Bruegel chez Marguerite Yourcenar et Hiroshi Noma »

Ouverture et conclusion
18h00 : Andrei Minzetanu (Paris 10)  - « La note-citation comme moment d’intensité dans la lecture »
18h30 : « Quelle pertinence pour le concept d’intensité ? » - Table ronde rassemblant les différents participants

Conclusion


Où et quand ?
Université de Strasbourg
Bâtiment LE BEL, Salle Ourisson
Le 9 mars 2013
Contact: claire.gheerardyn@gmail.com