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Djam : une belle façon d'aimer le jazz 23/02/2013

Djam est une jeune revue spécialisée dans le jazz. Il est urgent de faire connaissance avec ce magazine génial.

Qu'est-ce-que Djam ?

Ligne sobre et design épuré, le périodique est aussi simple et complexe que le jazz. Djam dont le nom lui-même évoque la puissance musicale du langage, s'ouvre et se lit comme on lit des réflexions, intelligent et poétique (au sens de création). Et pour le petit plus, la revue est agrémentée de superbes images. Le périodique, extrêmement visuel a fait le choix de se décliner en dégradés qui oscillent entre le noir et le blanc rappelant notamment le tissage entre les créateurs afro-américains de la Nouvelle Orléans et les blancs chez qui le jazz c'est ensuite propagé, mais marquant aussi le tissage entre les notes de musique et le papier, entre l'encre et la feuille.

Djam est né en octobre 2011. A l'origine, ce magazine est un projet fou lancé par Florent Servia, amateur de jazz. Alsacien de naissance, cet étudiant est ensuite allé rejoindre la capitale pour continuer ses études de philosophie. Florent voulait mettre en mots sa passion pour le jazz, sans prétention à faire de son magazine une critique normative. Ce périodique n'est donc pas l’œuvre d'un spécialiste mais avant tout celle d'un fan de musique voulant concilier son goût pour le jazz et « des velléités d'écriture ». Djam se présente alors comme un transfert de connaissances et comme une revue à caractère littéraire.

Très vite, Florent parle de son projet à certains de ses amis, passionnés comme lui, de jazz mais également d'écriture. Thomas Cavalan, Olivier Touchent et Thomas Aldaitz se sont pris au jeu et dans un premier temps, Djam voit le jour sous la forme d'une association au mois de février 2012. Le premier numéro a paru quelques mois après (en avril) avec l'aide précieuse de Romain Grob, graphiste qui a accepté de s'occuper de la maquette. Tous sont étudiants, et donc très occupés par leurs études. La solution la plus viable a donc été de produire le magazine sous la forme d'un trimestriel. Cette périodicité rend toute l'organisation beaucoup plus simple et le contenu rédactionnel des articles plus fourni et médité.

Bien entendu, l'idée de base était de produire quelque chose de radicalement différent de ce qui se faisait déjà. La liberté est le maître mot de Djam. Totalement auto-financé, les collaborateurs du périodique lui ont permis d'être modelé tel qu'ils l'entendaient, sans devoir se plier au circuit traditionnel de diffusion. Djam s'avère donc profondément novateur, autant en ce qui concerne le fond que la forme.

djam#4 - couverture


Une œuvre totale

Djam est un objet profondément esthétique qui comprend de nombreuses illustrations et photos. Aussi, les créateurs du magazine ont offert un format original et un design personnalisé à Djam. Comme Florent aime à le dire, ils ont voulu créer un "bel" objet, rompant avec le traditionnel magazine sur « papier glacé ». L'idée est d'abord d'attirer l’œil d'un lecteur qui ne se serait peut-être pas attardé sur le magazine. Pour se faire, ces amateurs d'art ont décidé de collaborer avec des illustrateurs.

Quant au contenu, en choisissant le format du trimestriel, Djam a fait le choix de ne pas traiter l'actualité du jazz en France ou à Paris. Aussi, il a semblé plus intelligent de fonctionner par thématiques (la revue fait une soixantaine de pages dont 80% sont consacrées au thème).  Un grand thème par numéro, envisagé sous tous ses angles, voilà qui éclaire le créneau de Djam. La revue prend une dimension intemporelle mais parle du jazz avec un regard actuel. L'objectif étant de créer une sorte de guide, de mini-encyclopédie qui donnerait une multiplicité de pistes de lectures.

Il ne s'agit pas seulement d'un recensement, d'une simple liste qui dirigerait les lecteurs vers des artistes à écouter. Bien sûr il y a de cela, mais derrière les choix de la rédaction c'est une multiplicité de points de vue qui est sous-jacente. Ainsi, depuis la parution du premier numéro, Djam s'est centré sur le rapport entre le jazz et d'autres éléments appartenant à notre vie. L'art et la vie, comme compléments l'un de l'autre.

Récapitulons brièvement les thèmes des numéros déjà parus : le jazz et le polar (#1), les femmes du jazz (#2), le jazz et les technologies (#3) et enfin dernièrement le jazz et la foi (#4). Tous les numéros ont exploité les liens entre le jazz et le monde mais essaient également de tirer des conclusions de ces rapports.


photo djam3


Quel contenu ?

Parallèlement au traitement du thème, Djam met en avant la correspondance des arts. Djam n'a de cesse de s'interroger sur la relation que le jazz entretient avec d'autres arts tels que le cinéma, la littérature ou les arts visuels. Ce dernier lien est directement mis en œuvre avec l'abondance d'illustrations qui donnent vie au périodique. Ces choix ont permis le découpage en rubriques, beaucoup plus clair pour le lecteur. Aussi, Djam se divise avec  une rubrique "historique", une rubrique de critiques cds, une rubrique cinéma, une rubrique littérature, ainsi que la publication d'une texte littéraire (poème, nouvelle...)

Toutefois, ne pouvant se résoudre à abandonner totalement le traitement de l'actualité, Djam, qui est pour le moment essentiellement tourné vers la vie musicale parisienne, a décidé de faire deux-trois chroniques de concerts qui se déroulent dans la capitale et qui ont eu lieu durant les trois mois précédant la publication. Djam aimerait également mettre au point une rubrique où la revue présenterait à chaque numéro un lieu qui plaît à ses collaborateurs (disquaire, club de jazz...)

Djam, du jazz en mots.

djam#5 - couverture


Distribution

- Timeless vinyls, 127 rue de Turenne, 75003 PARIS

- Paris Jazz Corner, 5 rue de Navarre, 75005 PARIS

- Betino’s records, 32 rue saint-sebastien, 75011 PARIS

- Librairie Le genre urbain, 60 rue de Belleville, 75020 PARIS

- Librairie L’Atelier d’à côté, 03 rue Constant Berthaut, 75020 PARIS

- Librairie Zone libre, 262 Sainte-Catherine Est, Montréal, Canada

- Besides, 4 rue d’Amiens, 59000 LILLE

- Made in Jazz, 10 rue Cujas, 31000 TOULOUSE

- Sofa records, 7 rue d’Algérie, 69001 LYON

Actuellement à la recherche d'un distributeur à Strasbourg.


Vous pouvez toujours vous abonner sur le site de Djam : http://djamlarevue.com

N'hésitez pas à vous rendre sur le facebook de Djam, régulièrement mis à jour (on y trouve des chroniques de concerts, des critiques de cds sortis récemment et aussi des vidéos des coups de cœur du moment)     http://www.facebook.com/djamlarevue


Numéro à venir : Djam #5 « Jazz et combat »


Images fournies par Florent Servia

Propos : Mélissa Reymann