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Salon européen du livre de Colmar

La bonne cote du Salon européen du livre ancien 11/03/2011

Le Salon du livre ancien et de la gravure de Colmar (SELAC) s'est tenu pendant le week-end dernier au Koïfhus de Colmar. Que retenir de la manifestation ?

Jean-Alain Caminade, le président de l'association Autour du livre, organisateur du Salon Européen du livre ancien a de quoi être satisfait. Il a comptabilisé près de 1 500 entrées, ce qui situe le SELAC parmi les quatre plus importants salons du livre ancien de province, après ceux de Lille, Bordeaux et Montpellier.

Pas moins de quarante exposants ont participé, dont nombre d'entre eux venaient d'autres régions françaises, de l'ouest et du sud notamment, mais aussi d'Allemagne, de Suisse, de Belgique et de Hollande. Chacun apportait dans ses caisses quelques objets rares, livres anciens de belle facture demeurés dans un état impeccable, des gravures dont la qualité et la rareté pouvaient légitimement intéresser de potentiels acheteurs.


Une surprise ou une découverte peut être au rendez-vous


« Il n'est pas utile d'être fin connaisseur en livres anciens pour trouver un objet, un ouvrage à son goût », argumente Michel Dannenberger, libraire non sédentaire qui propose des livres et des gravures. Il n'est pas nécessaire non plus d'avoir un porte-monnaie très fourni. L'échelle des prix est vaste. On peut trouver de petits ouvrages pour 2 euros. Mais aussi, pour un prix plus élevé des exemplaires plein cuir de toute beauté laissant imaginer la finesse du travail, des textes d'une qualité littéraire indiscutable, ou un sujet convoité par des généalogistes, des spécialistes ou des bibliophiles.

Selon le président d'Autour du Livre, « l'idée de ce Salon est de proposer aux visiteurs et clients potentiels des objets de qualité ». C'est un travail de longue haleine. Pour attirer les visiteurs et faire en sorte qu'ils reviennent d'année en année – la 9e édition du SELAC a connu une augmentation de plus de 30 % de visiteurs par rapport à l'édition précédente – chacun des exposants sait qu'il doit avoir sur son stand quelques objets particuliers et singuliers qui feront son succès et peut-être sa spécificité. « Tout au long de l'année qui précède le rendez-vous au Koïfhus, parmi les livres ou gravures que l'on achète certains sont mis de côté en vue du Salon européen du Livre ancien. Il s'agit de choses rares et en très bon état », précise l'organisateur.  Le Salon doit être une vitrine. Pour le marchand professionnel, comme pour le particulier, sa venue au Salon peut être synonyme de découverte ou de surprise. Il en a ainsi été pour l'acquéreur d'une gravure sur cuivre datant de 1783, représentant la première expérience aérostatique, c'est-à-dire le premier essai officiel et public des frères Montgolfier.

Toute la difficulté pour les libraires d'anciens participant à la manifestation est d'acquérir des objets rares, en bon état et recherchés. Cela prend du temps et de l'énergie. Il faut avoir l'œil. Celui du spécialiste et du professionnel. Aussi passent-ils généralement une partie de leur temps sur les routes à la recherche de la perle rare. Dans ce domaine, il n'existe pas de fournisseur chez qui l'on peut toquer à la porte. Tout est une question de réseau et de chance. Les brocantes, les marchés aux puces, les libraires d'autres régions de France, parfois d'autres pays, tous constituent un vivier de trouvailles. Sans compter les particuliers qui souhaitent se dessaisir de livres, de collections devenues trop encombrantes. Parfois, en sens inverse, il arrive que d'importantes librairies parisiennes ou des marchands étrangers viennent faire leur marché à Colmar, au SELAC.

Article rédigé par Sandra Schuhler-Bastian